La traduction? Une vocation?
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traduction n. f.
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| Je trouve
cette définition du Petit Robert bien ingrate. La traduction, outil de
communication, d'échange interculturel, de compréhension, d'ouverture au
monde, nous sert dans notre vie quotidienne à partager nos expériences et
nos connaissances. Elle nous permet de voyager tout en restant chez soi, de
découvrir de nouveaux horizons, de rencontrer et comprendre des personnes
qui nous sont totalement étrangères, bref, d'évoluer...
Le virus de la traduction est né de la frustration que j'éprouvais en essayant vainement de me faire comprendre à l'étranger. Le désir de m'assimiler à la population locale était énorme. Et quand bien même aurais-je réussi à adapter correctement mon apparence physique ou vestimentaire, la langue était toujours là pour me trahir. Je me suis donc juré de toujours faire le maximum pour aborder les autres dans leur propre code de communication. Les résultats ne se font généralement pas attendre, le comportement de l'interlocuteur change souvent du tout au tout et de nouveaux rapports peuvent s'établir. J'ai donc tout naturellement décidé de consacrer ma vie à favoriser la compréhension entre les peuples. Mon rôle à présent (certes fort idéalisé, mais ça fait vivre...) consiste à faire ressentir à un lecteur d'une traduction les même émotions, à lui faire comprendre les mêmes nuances qu'un lecteur d'un texte en langue originale; bref à traduire, non pas des mots comme le ferait une machine, mais des sensibilités. Tout ceci ne se fait bien sûr pas grâce à une soudaine illumination, le travail du traducteur est avant tout un travail de chercheur. Il est en effet nécessaire de se documenter sans cesse et sur tout, la curiosité est poussée à ses extrêmes! Le moindre doute est systématiquement vérifié dans le dictionnaire ou l'encyclopédie la plus proche à tel point que cela devient un réelle manie... Mais c'est bien sûr tout l'intérêt de la traduction! |